Un jour de plus, un jour de moins…

Cette fin d’attente est chaque jour un peu plus compliquée et à la fois un peu plus exaltante.

Il y a un tel gouffre entre ces sentiments tellement contradictoires. On va d’un bord à l’autre, d’une minute à l’autre parfois, partagés entre “si ça trouve on a encore 6 mois, un an d’attente” et “peut-être qu’on nous appellera la semaine prochaine !” C’est un exercice éprouvant et plutôt fatigant.

Et encore, nous avons cette chance immense d’habiter un département où le suivi est excellent, et où l’on sait que notre dossier aboutira. Certains candidats restent dans le doute tout au long de la procédure, et certains ne seront jamais apparentés.

Sans doute aurais-je beaucoup plus mal vécu l’expérience sans cet état de fait.

Nous avons pu rencontrer notre assistante sociale la semaine dernière. Pour vous resituer un peu le contexte, nous rencontrons psy et as tous les deux mois environ en alternance. Des rendez-vous sur notre initiative, mais dont on sait qu’ils sont “demandés” par le conseil de famille.

Les deux premières années d’agrément, on s’y rendait tous les 6 mois grosso modo, et plus l’échéance se rapproche, plus on y va.

Pour cette fois, nous avions préparé un petit “check-up” de nos rapports d’agrément… On a reparlé de pas mal de choses, on a vu aussi plus clairement notre évolution, l’évolution de la famille, des amis…

On a passé un bon moment, on sait qu’il y a des bébés en pouponnière, “de toutes les couleurs”… Elle nous a dit que nous étions encore dans l’attente, mais maintenant, elle dit tout le temps ça de toutes façons… mais on sait nous par exemple, qu’un des couples dernièrement apparenté, avait déposé son dossier en avril 2015. Le nôtre datant d’août, on a de quoi trépigner.

En sortant, on y a vu plein de clin d’œil. Un couple apparenté avant des dossiers antérieurs en raison de la disponibilité des parents. D’autres de part leurs ouvertures sur les origines de l’enfant…

De la disponibilité, on a tout mis en œuvre pour en avoir au maximum : je prends un an de congé parental + 11 jours du partage de congé d’adoption, mon mari prend les 10 semaines restantes.

Et nous n’avons aucune restriction sur les origines de l’enfant…

Je rêve d’un repas de Noël avec un bébé endormi dans son landau… c’est peut-être utopique, je sais pas… je le sens bien, et à la fois, comme je vous disais au début, je me dis que ça n’est pas possible…

J’ai vraiment cette impression de temps et de vie un peu suspendus… je sais qu’il y a du monde encore devant nous, ce qui veut à la fois tout et rien dire… au stade où on est, tout peut arriver… Ce sera bientôt notre tour…