Nous avons “fêté” nos trois ans d’agrément en Septembre.

Août quant à lui, a marqué le 4ème anniversaire du dépôt de notre dossier.

Nous continuons de rencontrer fréquemment psy et assistante sociale, comme c’est d’usage dans notre département. Des rencontres qui au début, nous faisaient beaucoup de bien. Aujourd’hui nous en sortons toujours mi-figue mi-raisin, avec cette impression de faire du sur-place.

On a “survolé” les premières années, ultra occupés par les travaux et leurs mésaventures.

Ces derniers mois sont moins évidents. Le temps parait plus long, j’ai du mal à me motiver, j’ai beaucoup de fluctuations de moral.

Il y a eu moins de naissances sous le secret pour l’instant cette année que d’autres. Et c’est là où revient ce sentiment très ambivalent d’attendre après un abandon. Parce que moins de bébés abandonnés, au fond, c’est bien. En fait il en faudrait zéro et que des enfants heureux même si c’est utopique. On sait que ce ne sera jamais le cas et pour nous c’est quand même le seul moyen d’être parent, du coup c’est bien. Et pas bien. Mais bien quand même. Donc vous voyez un peu le dilemme.

On me demande souvent si ça n’est pas trop dur, cette chambre vide. Sincèrement, pas du tout. Au contraire elle fait partie des choses qui me font beaucoup de bien. J’ouvre la porte, je prends une grande bouffée de bébé : ça va mieux. J’adore en faire le tour, ouvrir les tiroirs, déplier et replier quelques bodies… je continue de chiner et de faire quelques achats, toujours du mixte, toujours minimum en 6 mois… des jouets en bois, quelques peluches…

Nous avons vu la psychologue Vendredi dernier. Toujours mi-figue hein ! Mais elle nous a confirmé que les choses avançaient, qu’il n’y avait pas non plus 50 000 personnes devant nous, que maintenant de toutes façons ce n’était plus vraiment une question de chronologie, mais de dossier…

On a cette immense avantage d’avoir une flexibilité énorme au travail. L’homme pourra poser 8 semaines d’adoption, je prendrais le reste soit 2 semaines + 11 jours et j’enchaîne sur 6 mois + 6 mois de parental indemnisé. Pour la suite, le télétravail sera notre ami, surtout que l’entreprise se rapproche géographiquement donc vraiment c’est les doigts dans le nez en disponibilité.

Il faut maintenant que notre profil corresponde à un enfant. On espère maintenant pour début 2020.

On aurait aimé que 2019 soit notre année, mais on ne va pas trop se plaindre, c’est celle où on aura remis les choses dans l’ordre à la maison et elle n’est pas si pourrie jusqu’à présent – même si l’homme a testé un nouvel hôpital.

Et ce soir, ça fera encore un jour de moins à attendre 😉