Qui n’a jamais tenté de faire germer un noyau d’avocat parmi vous ?

Je me souviens personnellement de l’avoir fait étant enfant, un de mes premiers souvenir “végétal”, ça, et les cactus de Noël que j’avais dans ma chambre.

Et alors ce qui est drôle, c’est que ça m’avait semblé à l’époque d’une facilité déconcertante.

Sauf que passé 35 ans (et des miettes), c’est plus la même histoire ! Les noyaux se ratatinent, pourrissent, végètent sans que rien n’en sorte. C’est la malédiction de l’adulte, comme s’il fallait regarder ces satanés noyaux toujours avec des yeux d’enfants pour que ça fonctionne.

À vrai dire, j’ai essayé plusieurs fois, toujours avec la méthode des cure-dents. Il en existe d’autres, on peut aussi les mettre directement en terre (mais c’est triste car on ne voit pas la magie opérer), ou dans un sopalin humide + un sac congélation et alors là vous pouvez être sûr que 6 mois plus tard je retrouve le machin sec et rabougri dans son sac. Et puis on ne voit pas la magie opérer non plus.

J’en ai eu marre des cure-dents et j’ai tenté le tout pour le tout. J’ai d’abord retiré la peau du noyau et plouf, direct dans un verre avec de l’eau jusqu’à la taille.

BAM !

La magie est revenue ! Et mes yeux d’enfants ont regardé avec émerveillement l’évolution du noyau, qui se fend, et dont sort une jolie racine puis une timide tige…

Et voilà mon bébé aujourd’hui, fier comme sa mère !

Alors bon pour casser un peu l’ambiance, c’est une plante tropicale, les conditions de culture sont rarement réunies sous nos latitudes européennes pour obtenir des fruits.

Et si on y arrive, il faut un spécimen d’une dizaine d’années donc on a le temps.

Pour rappel aussi, toute magie mise à part, les feuilles, écorces, fruits (chair et peau), sont toxiques pour nos amis les animaux qui peuvent en mourir s’ils en consomment trop.

Zou, en hauteur l’avocat !

A bientôt au jardin !